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Article paru dans L’Echo Vert N°68
Concours d’autruches à Copenhague
Le 5 mars 2010 / nb de visites 102 Le Sommet de Copenhague est un échec. A tous points de vue. Cela ne sert à rien de se cacher derrière son petit doigt. L’organisation était calamiteuse et le fonctionnement de l’ONU a montré des limites inquiétantes. Aucune des conditions d’un succès dans la lutte contre le dérèglement climatique n’a été atteinte : aucun objectif chiffré contraignant, aucun engagement ferme, rien sur la lutte contre la déforestation, sur l’intégration de l’agriculture, encore moins sur l’adaptation au changement climatique... même pas la création d’une organisation internationale pour suivre ces questions. Il y a le FMI pour la finance, l’OMC pour le commerce... Rien pour l’environnement, qui est pourtant le bien commun planétaire par excellence. Les chefs d’Etats sont certes venus, mais le monde entier est reparti bredouille... si ce n’est avec la promesse de se revoir ! Les enjeux commerciaux et diplomatiques ont lamentablement pris le dessus. Pourtant, la récente crise financière avait semblé sonner le glas d’une vision rétrograde du développement. La conversion écologique de l’économie semblait faire son chemin dans les esprits. Les citoyens se sont d’ailleurs mobilisés en masse pour faire pression sur les négociateurs. Mais le cadavre du capitalisme financier bouge encore. Ce sont deux conceptions du développement qui s’affrontaient à Copenhague. La première est issue du passé. Les tenants de cette vision pensent que le mode de croissance à l’occidentale ne conduit pas forcément à la décroissance. Ils acceptent pour cela un recours au nucléaire, présenté comme une énergie propre, non émettrice de CO2. En réaffirmant leur foi en la croissance, les conservateurs parient que la technologie apportera les solutions. Cela permet de ne pas trop bouleverser nos modes de vie consuméristes. La voilà, la fameuse « croissance verte »... La seconde conception est moins agressive : elle prône un mode de développement fondé sur de nouvelles technologies et de nouveaux modes de consommation pour réorienter le système de production. Il faudra bien que la production, le commerce, le transport et l’utilisation des énergies fossiles décroissent. D’autres productions, d’agricultures locales, de produits innovants issus de la recherche de pointe croitront. Le problème essentiel, c’est bien celui de la croissance des flux de marchandises et de matières premières qui pompent l’énergie de la planète. Ces flux devront aussi se réduire considérablement et entrainer d’autres logiques de production et de consommation. On parle alors plus volontiers de « croissance sélective » ou de « décroissance sélective »... C’est cette conception émancipatrice de l’écologie que les Verts promeuvent. Pour que le scénario de Copenhague ne se répète pas, pour faire de Rhône-Alpes une région écologique et solidaire, pour tourner le dos aux sirènes de l’économie du passé, entrez dans la campagne des élections régionales avec la liste Europe- Ecologie. Vincent FOECHTERLÉ, porte parole des Verts
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