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Article paru dans le n°7 du journal des Verts de Bièvre-Valloire
Agriculture en Bièvre-Valloire
Le 24 septembre 2008 / nb de visites 630

La Bièvre-Valloire est un territoire fortement marqué par l’agriculture : en 2000, la surface agricole utile couvrait encore 55% du territoire contre 33% pour celui du département de l’Isère.

Dans la partie Bièvre : polyculture en plaine et, avec de l’élevage sur les coteaux

Dans la Valloire : arbres fruitiers et petits fruits.

Sans oublier évidemment l’apiculture.

En juillet 1997 fut lancé le contrat global de développement entre l’Etat, la Région et le Conseil général de l’Isère pour apporter un peu d’oxygène à ce secteur économique majeur peinant de plus en plus face :

- à l’extension des grandes surfaces cassant les prix à la production en jouant la concurrence avec des produits importés ;

- à la mauvaise image donnée par la stérilisation des sols, la pollution chimique des réserves d’eau naturelles et la disparition des insectes pollinisateurs et auxiliaires.

Les grands axes de ce contrat furent : la mise en place de structures collectives pour la commercialisation des produits dont on recherchait l’amélioration de la qualité, l’accueil pédagogique pour créer des liens entre producteurs et consommateurs, la prise de conscience par tout le monde de la nécessité de préserver l’eau, élément vital aussi bien pour la production que pour la consommation, avec le programme Pil’Azote visant à réduire les épandages de produits azotés.

Plus de 10 ans après, toutes ces bonnes résolutions effectivement mises en actes n’ont pas empêché : la diminution du nombre des agriculteurs ; le vieillissement de cette population ; la dépendance des revenus aux évolutions de la Politique Agricole Commune (PAC) ; des retraites insuffisantes, voire de misère pour un grand nombre ; la disparition croissante des surfaces utiles au profit de l’extension tous azimuts de zones à urbaniser et de zones d’activité ; l’utilisation d’intrants chimiques en quantité moindre, certes, par l’adhésion au principe de l’agriculture raisonnée, mais induisant toujours une mauvaise qualité de l’eau par présence toujours importante de dérivés indésirables pour la santé, la biodiversité, obligeant à l’introduction de bourdons et de coccinelles d’élevage ; la menace de cultures de végétaux génétiquement modifiés ; l’offre de grains et de tourteaux pour alimentation animale légalement déclarés contenant des OGM.

Il y a bien la présence d’agriculteurs non utilisateurs d’intrants de synthèse chimique et les apiculteurs, chacun se prévalant ou non du logo AB, pour rappeler qu’il existe une alternative à l’industrialisation de l’agriculture. Mais le passage de l’une à l’autre n’est pas aussi facile malgré les grandes déclarations d’amour du Grenelle de l’environnement.

La PAC est sur la sellette et 2009 sera l’année du renouvellement du parlement européen.

MaL



 
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